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Des bornes de recharges électrique adaptées à l’habitation

L’électromobilité fait son chemin au Québec. Motivés par des facteurs écologiques et économiques, des automobilistes toujours plus nombreux choisissent en effet le véhicule électrique pour leurs déplacements. À un point tel que l’installation de bornes de recharge domestiques s’impose aujourd’hui dans le marché résidentiel. Voici quelques pistes de réflexion sur le pourquoi et
le comment, surtout lorsqu’il s’agit d’habitations en copropriété. Même si le marché des bornes de recharge pour véhicules électriques demeure encore marginal dans les projets domiciliaires privés, il est appelé à croître et à s’imposer de plus en plus afin de répondre aux besoins d’un nombre sans cesse croissant d’usagers.

Une recharge adéquate

S’il partage ce point de vue quant à l’avenir de la voiture électrique et la nécessité de prévoir les dispositifs spécifiques, le président de MP Borne auto-240, Denis Ouellet, juge toutefois cette so- lution insuffisante. « Avec ce type d’installation, ça peut demander plus d’une demi-journée pour recharger un véhicule tout électrique, fait- il valoir. C’est beaucoup trop long. »

Il explique que, en Amérique du Nord, on re- trouve actuellement trois niveaux de recharge, soit le niveau 1, le niveau 2 et la recharge rapide. Avec une tension de 120 volts ( V ), la recharge de

niveau 1 n’exige pas de borne de recharge fixe, mais une borne amovible pouvant être branchée sur une prise de courant standard de 120 V pro- tégée par un disjoncteur de 15 ampères (A). À ce niveau, le temps de recharge peut atteindre jusqu’à 16 heures pour un véhicule tout électrique.

De son côté, la recharge de niveau 2 a une tension de 208 V ou de 240 V et le circuit est pro- tégé par un disjoncteur de 40 A. La borne peut être fixe ou amovible, et le temps de recharge variera de 3 à 4 heures pour une voiture hybride et de 6 à 8 heures pour une voiture électrique. Enfin, la recharge rapide possède une tension

L’installation de bornes de recharge en copropriété présente plusieurs défis. Si le compteur est accessible à partir du

stationnement, il suffit de le relier à la borne du demandeur au moyen d’un contrôleur de charge.

de 200 V à 450 V et exige une borne de recharge fixe de haute puissance. Ce type d’installation est réservé aux véhicules tout électriques, qui rechargeront à raison de 250 km d’autonomie par heure de recharge, soit environ 20 minutes pour 80 km d’autonomie. Les bornes de recharge les plus rapides mettent de 20 à 30 minutes pour une recharge à 80 %.

Photo : Une courtoisie de Recharges Véhicules Électriques

Notre-Dame-du-Sourire, un projet de 18 condos locatifs visant une clientèle de 50 ans et plus.

« La voiture électrique, c’est la voie du futur, on s’en va vers ça, affirme-t-il. Donc, en installant des bornes de recharge, on a un avantage sur nos compétiteurs. De toute façon, la Régie du bâtiment veut rendre obligatoire le câblage électrique nécessaire dans les habitations neuves. Aussi bien prendre les devants. C’est pourquoi chaque stationnement est doté d’un boîtier connecté par un fil 12-2 au panneau de l’unité où il est relié à un disjoncteur de 20 ampères. »

Force est de constater que le nombre de voitures électriques ne cesse de croître au Québec depuis une dizaine d’années. Et la tendance est loin de s’essouffler, si l’on en croit l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ), qui dénombre à l’heure actuelle pas moins de 13 450 véhicules rechargeables – tout électriques et hybrides confondus – à l’échelle de la province. C’est près de la moitié des véhicules électriques en circulation au pays.

« On observe beaucoup d’enthousiasme à l’égard des véhicules électriques et ça va aller en augmentant, prédit le porte-parole de l’AVEQ, Robert Dupuy. D’abord, parce que la technolo- gie est maintenant au rendez-vous. Les véhicules

tout électriques construits depuis 2013 ont une autonomie d’environ 150 kilomètres. Ensuite, parce que le Québec a adopté des mesures pour stimuler l’offre et la demande, comme la loi Véhicules zéro émission et le programme Roulez électrique, qui alloue jusqu’à 8 000 dollars à l’achat d’un véhicule rechargeable. »

Il ajoute du même souffle que si l’infrastruc- ture de recharge publique est développée au rythme de la demande, il en va autrement des projets domiciliaires, où les bornes de recharge restent marginales. Certains promoteurs plus visionnaires anticipent toutefois la demande et prévoient d’emblée les installations nécessaires. C’est le cas notamment de Frédéric Vallée, un constructeur de Valleyfield, avec Habitation

LES AIDES FINANCIÈRES

Le gouvernement du Québec offre une aide financière pouvant atteindre jusqu’à 600 dollars pour l’installation (250 $) et l’achat (350 $) d’une borne de recharge de 240 V, approuvée par un organisme reconnu et mise en place par un maître électricien.

VOL. 34 – No 2 29

ecoConstruction (suite)

Une recharge adéquate

S’il partage ce point de vue quant à l’avenir de la voiture électrique et la nécessité de prévoir les dispositifs spécifiques, le président de MP Borne auto-240, Denis Ouellet, juge toutefois cette so- lution insuffisante. « Avec ce type d’installation, ça peut demander plus d’une demi-journée pour recharger un véhicule tout électrique, fait- il valoir. C’est beaucoup trop long. »

Il explique que, en Amérique du Nord, on re- trouve actuellement trois niveaux de recharge, soit le niveau 1, le niveau 2 et la recharge rapide. Avec une tension de 120 volts ( V ), la recharge de

niveau 1 n’exige pas de borne de recharge fixe, mais une borne amovible pouvant être branchée sur une prise de courant standard de 120 V pro- tégée par un disjoncteur de 15 ampères (A). À ce niveau, le temps de recharge peut atteindre jusqu’à 16 heures pour un véhicule tout électrique.

De son côté, la recharge de niveau 2 a une tension de 208 V ou de 240 V et le circuit est pro- tégé par un disjoncteur de 40 A. La borne peut être fixe ou amovible, et le temps de recharge variera de 3 à 4 heures pour une voiture hybride et de 6 à 8 heures pour une voiture électrique. Enfin, la recharge rapide possède une tension

L’installation de bornes de recharge en copropriété présente plusieurs défis. Si le compteur est accessible à partir du

stationnement, il suffit de le relier à la borne du demandeur au moyen d’un contrôleur de charge.

de 200 V à 450 V et exige une borne de recharge fixe de haute puissance. Ce type d’installation est réservé aux véhicules tout électriques, qui rechargeront à raison de 250 km d’autonomie par heure de recharge, soit environ 20 minutes pour 80 km d’autonomie. Les bornes de recharge les plus rapides mettent de 20 à 30 minutes pour une recharge à 80 %.

« La recharge rapide, c’est le type d’installation que l’on retrouve principalement dans les lieux publics et elle est coûteuse, autour de 50 000 dollars, précise Denis Ouellet. À domicile, on retrouve plutôt des bornes de niveau 1 et 2. Mais le type 2 à 240 V, c’est un minimum, surtout pour un véhicule tout électrique. Ce type de recharge est aussi plus abordable, entre 750 et 1 500 dollars, selon la borne choisie. Pour ce qui est de l’installation, ça dépend des conditions. Mais c’est préférable de les prévoir dès le début de la construction, parce qu’après, ça peut coû- ter assez cher, surtout dans les condos. »

Le défi de la copropriété

L’installation de bornes de recharge en copro- priété présente en effet plusieurs défis. Pour éviter les tracasseries administratives et de voi- sinage, il est en effet préférable de prioriser les solutions faisant appel à la source électrique de l’utilisateur. Si le compteur est accessible à partir du stationnement, il suffit de le relier à la borne du demandeur au moyen d’un contrôleur de charge.

« Le contrôleur de charge s’installe sur la dérivation d’une unité, entre le compteur de l’usager et le panneau de distribution du condo, explique David Corbeil, président de Recharge Véhicule Électrique (RVE). Il permet de relier la borne de recharge à l’infrastructure électrique et

UNE PREMIÈRE AU CANADA

L’an dernier, la compagnie Thomas & Betts a lancé sur le marché le premier socle de compteur autonome de 320 Ampères avec système de contour- nement intégré au Canada. La série de compteurs Microlectric BP320 a été conçue pour répondre à la demande croissante d’entrées de service plus puissantes et sécuritaires dans les projets d’habitation. Ces nouveaux socles de compteurs n’exigent aucun transformateur de courant externe et ils sont conformes aux exigences du Code canadien de l’électricité 2015 et acceptés par Hydro-Québec. Pour en savoir plus sur ces nouveaux appareils, visitez le site youtube.com/watch?v=wWe5nn4e7_Q ou tnb.ca.

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Photo : Une courtoisie de Thomas & Betts

Photo : Une courtoisie de Recharges Véhicules Électriques

ecoConstruction

de protéger l’entrée électrique d’une surcharge en période de pointe. »

Par contre, lorsque le compteur de l’utilisateur n’est pas accessible, c’est une tout autre paire de manches, prévient-il. C’est le cas, entre autres, dans les tours de condos, où les compteurs des dernières unités se retrouvent habituellement dans un appentis aménagé sur le toit de l’édi- fice. Comme il est impensable de faire cheminer le câblage électrique du compteur jusqu’à la borne, il faut alors opter soit pour un branchement

à partir du centre de mesurage, soit un bran- chement à partir de l’entrée de service. Dans ce dernier cas, le coût de l’installation est pris en charge par le syndic, qui doit en outre s’assurer de refacturer le courant utilisé.

« Dans un monde idéal, il faudrait prévoir dès le départ quatre ou cinq bornes de niveau 2, conseille David Corbeil. Il faudrait aussi penser à installer les bornes le plus près possible de la salle électrique, parce que plus la distance augmente, plus le coût d’installation grimpe. Sans compter que, dans le bâtiment existant, il faudra recourir aux services d’un ingénieur pour déterminer le passage des fils dans la dalle. Dans un bâtiment existant, ça peut coûter jusqu’à 40 % de plus que dans un bâtiment en construction, et c’est un chiffre conservateur. »

Contrairement à une opinion répandue, le Lorem Ipsum n’est pas simplement du texte aléatoire. Il trouve ses racines dans une oeuvre de la littérature latine classique datant de 45 av. J.-C., le rendant vieux de 2000 ans. Un professeur du Hampden-Sydney College, en Virginie, s’est intéressé à un des mots latins les plus obscurs, consectetur, extrait d’un passage du Lorem Ipsum, et en étudiant tous les usages de ce mot dans la littérature classique, découvrit la source incontestable du Lorem Ipsum. Il provient en fait des sections 1.10.32 et 1.10.33 du « De Finibus Bonorum et Malorum » (Des Suprêmes Biens et des Suprêmes Maux) de Cicéron. Cet ouvrage, très populaire pendant la Renaissance, est un traité sur la théorie de l’éthique. Les premières lignes du Lorem Ipsum, « Lorem ipsum dolor sit amet… », proviennent de la section 1.10.32.

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Contrairement à une opinion répandue, le Lorem Ipsum n’est pas simplement du texte aléatoire. Il trouve ses racines dans une oeuvre de la littérature latine classique datant de 45 av. J.-C., le rendant vieux de 2000 ans. Un professeur du Hampden-Sydney College, en Virginie, s’est intéressé à un des mots latins les plus obscurs, consectetur, extrait d’un passage du Lorem Ipsum, et en étudiant tous les usages de ce mot dans la littérature classique, découvrit la source incontestable du Lorem Ipsum. Il provient en fait des sections 1.10.32 et 1.10.33 du « De Finibus Bonorum et Malorum » (Des Suprêmes Biens et des Suprêmes Maux) de Cicéron. Cet ouvrage, très populaire pendant la Renaissance, est un traité sur la théorie de l’éthique. Les premières lignes du Lorem Ipsum, « Lorem ipsum dolor sit amet… », proviennent de la section 1.10.32.